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Les Métamorphoses
d'un Vampire

(2019)

     Dans un poème extrait des Épaves, Charles Baudelaire évoquait une femme tout à la fois séductrice et vénéneuse, prêtresse de la beauté et de l'amour, mais aussi déesse païenne à qui l'homme rend un culte érotique et sanglant. Elle l'aimante dans l'espoir de tarir son inspiration et de le détruire. Ce roman met en scène, lui aussi, une figure féminine hors du commun qui entraîne le héros dans les mailles inextricables d'une effroyable machination.

Les Métamorphoses d'un Vampire n'est pas un roman fantastique mais un thriller psychologique résolument contemporain qui offre au lecteur, jusque dans ses dernières lignes, une chronique criminelle originale et haletante.

Jean Rasther, Leïla Bekhti, Géraldine Nakache.
                             Bordeaux, 26 août 2019  

Extrait

    Mais c’étaient les sorties en bateau sur le Bassin qui plus que tout ravissaient Sarah.

On s’engageait dans le Chenal de Ville pour remonter plus au Nord de L’Île aux Oiseaux vers un estey que l’on aimait bien où serait mouillée l’ancre. Partis avant midi, on profiterait des plaisirs simples qu’offrait le Bassin à la belle saison jusqu’au soir, à moins que Sarah ne voulût dormir cette nuit-là à bord du Cap Camara. En semaine il arrivait que l’on fût seuls. La marée basse avait mis à nu sous l’effleurant miroir des flaques, de longues écharpes de varech qui jouaient dans la chaleur du soleil une danse bronze et grise. Quand la mer remontait, elles réchauffaient la température de l’eau et rendaient la baignade délicieuse. Sarah se laissait glisser nue vers les embrassements de l’onde et les cheveux fins et doux de la lige venaient la caresser dans l’étirement infini du courant. Elle nageait un peu, reprenait pied sur la mousse tendre des vasières, rejoignait le ponton où, offerte au soleil, elle ne pensait plus à rien, s’abandonnant aux sensations de l’instant, aux lancinants caprices du corps qui demandait qu’on l’honorât encore, et plus encore que l’homme ne le pouvait. Au crépuscule, dans la lumière embrasée des premiers bâillements de la nuit, on entendait les ailes des grands cygnes dont la pointe effeuillait la surface des eaux. Ils regagnaient la côte vers la clinique d’Arès avec la marée nouvelle ou trouveraient refuge pour la nuit sur L’Île aux Oiseaux.

Sarah regretterait que ce dernier été Pierre L… n’eût pu organiser comme il le faisait chaque année ces drôles de concerts flottants dont on suivait les notes endiablées de Piraillan au Canon. Il chargeait sa barge ostréicole d’amis musiciens, d’un barda impressionnant d’instruments, de sonos et de caisses de rosé. Cet Argos improbable attirait à lui un nombre important d’embarcations qui suivraient le cortège. On progressait à petite vitesse, ralentis par les dangers que multipliaient pareille promiscuité et celui plus capricieux des vapeurs de l’alcool car on s’amusait sans retenue ces soirs d’été, on chantait, on reprenait en chœur des tubes de jeunesse comme Symphony for the Devil des Rolling Stones, on acclamait les artistes, on acoquinait les bateaux les uns avec les autres pour que circulent dans l’extraordinaire maelstrom de cette fiesta improvisée pâtés, jambons ou canettes de bière. Les plus courageux s’amarreraient au ponton du Canon et termineraient la soirée autour d’un barbecue de fortune sur la plage.

À l’occasion du 15 août, Sarah n’aurait manqué pour rien au monde le baptême rituel des bateaux  puis le déjeuner partagé en d’immenses tablées sur la place du Canon... 

Au début du mois de septembre, Michel avait demandé à Sarah de l’aider à préparer un anniversaire surprise à son épouse pour la célébration de ses soixante-dix ans. La fête aurait lieu chez Jean-Philippe. Ce fut un extraordinaire week-end de liesse. On avait loué un barnum qui avait été installé sur la terrasse, on avait dressé des buffets à volonté, le champagne avait coulé à flot, on avait dansé toute la nuit. Sarah portait pour l’occasion une robe très courte qui mettait en valeur ses jambes ambrées par le soleil. À la vue des photos il semblait évident que tous avaient dû remarquer que Mademoiselle Sarah-Minette ne s’était encombrée d’aucun accessoire superflu. Michel savait que Sarah adorait tout organiser, que rien ne la rendait plus heureuse que ces mises en scène mondaines. Il lui avait laissé carte-blanche, libre à elle de faire comme bon lui semblait. Il s’était contenté de signer les chèques. 

 

Le regard de Lou se noyait dans la galerie des photos que Jean-Philippe lui avait envoyées. 

Sur chacune d’elles Sarah aimantait les regards et la lumière, dans l’épanouissement contagieux de son bonheur. 

Critiques des lecteurs

     

"Un roman passionnant, une belle écriture. Un ouvrage qui marque le lecteur. Dès les premières pages, on est pris par le récit et on ne peut le quitter avant la fin. Je le recommande. Un auteur talentueux."

 

"Magnifique hommage aux hommes, pour ce roman diabolique à la plume parfaite. A lire sans modération, à voir sans hésitation !"

 

"Captivant, passionnant, à lire d’une traite !"

 

"Un livre que l'on dévore quasiment d'une traite : aucun temps mort, le puzzle se construit au fur et à mesure, à l'image des meilleurs scénarios hitchcockiens. Du début du roman à la dernière ligne, comme si nous, lecteurs, étions des anges gardiens en capacité d'accompagner le héros, nous parcourons les pages avec impatience, jusqu'au dénouement. Le cadre et l'environnement de la région bordelaise sont superbement mis en valeur. Les images défilent dans l'esprit du lecteur au fil des pages. Comme le disait Hitchcock dans ses interviews avec François Truffaut : "Plus réussi est le méchant, meilleur est le film". Entre des ambiances dignes de "Vertigo" ou encore "Les Diaboliques" de Clouzot, nul doute que la citation du Maître du suspense est particulièrement valable pour ce roman, qui, de toute évidence, mériterait une adaptation cinématographique."

 

"Un roman choc !"

 

"Ce roman diabolique nous entraîne dans les méandres inextricables d'une machination. L'héroïne, une sociopathe, s'applique à détruire méthodiquement son partenaire... Un roman puissant, à l'écriture maîtrisée, "cinématographique". Un roman d'amour et un thriller, dans la tradition des plus grands maîtres du genre."

 

"Haletant !"

 

"Un roman d'une maîtrise parfaite, au style chirurgical, nous tenant jusqu'au bout dans les filets terrifiants d'une femme vénéneuse et manipulatrice !! Un livre qu'on aimerait voir adapté au cinéma !! A découvrir sans hésiter."

"Un livre incontournable !

A lire absolument, il vous tient en haleine jusqu'à la fin.

Belle plume !"

"Un bon fauteuil confortable, un plaid douillet et un ouvrage de Jean Rasther ! Le trio idéal pour passer une bonne soirée. Mais attention, vous risquez de vous coucher tard ! Une fois le livre ouvert, difficile de le lâcher avant la fin… Mes deux préférés ? Les Métamorphoses d’un Vampire et Casus Belli. 

Le premier vous tiendra en haleine de la première à la dernière ligne.

Le second vous ravira par sa lucidité sur l’état de l’école française, tout en vous offrant une fin émouvante."

"A lire absolument !!!! Je viens de terminer ce roman que j’ai beaucoup aimé, il est parfait même pour les gens qui n’aiment pas trop lire, comme moi. L’auteur nous emmène avec beaucoup de sensibilité et de rebondissements à travers cette histoire captivante et surprenante. On s’échappe complètement dans ces pages et on y découvre une réalité poignante sur la complexité de la perversion féminine. Les nombreux détails nous permettent de rentrer complètement dans l’histoire qu’on vit comme si on y était."

Les médias en parlent...

Jean Rasther était l’invité de Sophie Carou-Rivaud et de Carole Le Kouddar Martinez, vendredi 20 décembre 2019, à La Rochelle, 

pour l'enregistrement de l'émission radiophonique de RCF: 

« Il est grand temps de rallumer les étoiles! »

L’occasion pour l’auteur de présenter son roman Les Métamorphoses d’un Vampire.

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